Il y a tant d’informations sur le syndrome des ovaires polykistiques qu’on ne sait plus où donner de la tête. On sait que c’est le trouble hormonal le plus répandu chez les femmes en âge de procréer et qu’il est pour l’instant incurable. Quid des toutes ces idées reçues qu’on entend à longueur de journée sur le syndrome des ovaires polykystiques ?
J’ai passé 5 mythes au crible pour lever l’équivoque une fois pour toutes.
- Le SOPK touche peu de femmes africaines
En Europe et en Occident de manière générale, il est plus facile de se faire dépister qu’en Afrique. De nombreuses femmes souffrent de cycles menstruels irréguliers, de problèmes de fertilité, d’hyperandrogénie sans vraiment en connaitre la cause.
On estime aujourd’hui qu’il y aurait bien plus de 10% de femmes touchées par le SOPK.
Jusqu’à 70% de femmes ne sont pas diagnostiquées dans le monde selon l’OMS.
Bien que des études scientifiques ne l’aient pas encore démontré, on suppute que les femmes noires seraient davantage touchées par la maladie.
Il est sous-diagnostiqué en Afrique parce que c’est normal d’avoir des règles irrégulières. « Elles se régulariseront quand tu enfanteras, c’était pareil pour moi » disent certaines mamans.
Les femmes ne sont pas assez éduquées sur la question et quand elles le sont, le mal est déjà fait.
- Ce sont des kystes ovariens qui causent le SOPK
Pas du tout ! Pour comprendre le symptôme des ovaires polykystiques, il faut remonter dans les années 30. Ce ne sont pas des kystes. Cette appellation vient de la description qu’on en donnait suite à l’observation faisait penser que c’était des kystes.
En réalité, ce sont des milliers de follicules atrophiés, immatures et superposés en couches sur la surface des ovaires.
- Seules les femmes en surpoids ont le SOPK
Les femmes minces sont également touchées par la maladie. La prise de poids est un symptôme important mais il est doit être associé à d’autres symptômes pour établir un diagnostic ferme.
Cette idée fausse s’appuie sur le lien entre le SOPK et la résistance à l’insuline. En effet dans le cas du SOPK la surproduction de l’insuline entraine une production excessive d’hormones androgènes et induit une inflammation de bas grade.
L’hyperandrogénie peut faciliter une prise de poids tout comme l’obésité peut causer l’apparition du SOPK. C’est un cercle vicieux.

- Le SOPK s’arrête à la ménopause
Les signes de SOPK apparaissent à la puberté, lors des premières règles. Par analogie, la croyance populaire veut que les symptômes disparaissent également à la ménopause.
Selon toute logique, l’activité des hormones chargées d’orchestrer le cycle menstruel devrait diminuer voire cesser.
Même si le dérèglement hormonal s’atténue, les symptômes du SOPK ne disparaitront pas pour autant. Il faudra continuer à observer les règles d’hygiène de vie pour ne pas s’exposer aux maladies métaboliques.
- Le SOPK rend les femmes infertiles
L’infertilité est l’incapacité pour une femme à concevoir de manière naturelle un enfant. Cependant les femmes souffrant de SOPK ne sont pas toutes infertiles. Certaines conçoivent naturellement.
Bien qu’étant la première cause d’infertilité féminine, le SOPK n’est pas fatalement synonyme de stérilité.
Une prise en charge adapté et un changement du mode de vie peut apporter des résultats bénéfiques sur la fertilité.
Sources
- https://www.nationalgeographic.fr/sciences/sante-femme-syndrome-des-ovaires-polykystiques-ne-croyez-pas-tout-ce-que-vous-lisez-sur-internet
- https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/polycystic-ovary-syndrome
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