Booster sa fertilité après 35 ans : le guide complet de la micro nutrition

Temps de lecture : 5 minutes

La fertilité féminine diminue significativement après 35 ans pour chuter après 40 ans. Cette courbe décroissante s’explique par la diminution progressive de la quantité et de la qualité des ovocytes.

Cet état de choses est aggravé par une mauvaise hygiène de vie, des troubles de la fertilité ou par un apport insuffisant en micronutriments. Ceux-ci soutiennent la santé en général et sont également d’un précieux secours pour la fonction reproductive féminine… et masculine ! Quels sont les micronutriments essentiels pour booster ta fertilité après 35 ans ?

Voici le guide qu’il te faut.

Sommaire

  1. L’horloge biologique… elle tourne !
  2. Les micronutriments essentiels au secours de la fertilité féminine (et masculine)
  3. La vitamine D ou l’hormone de la fertilité
  4. La vitamine C, protectrice des cellules de reproduction
  5. La vitamine E contre le vieillissement prématuré des cellules
  6. Le zinc, un précieux soutien hormonal
  7. Le sélénium contre le stress oxydatif
  8. Le magnésium, le soutien du cycle menstruel
  9. Le fer, le pilier de la santé féminine
  10. En bonus : la supplémentation en DHA / EPA

L’essentiel de cet article

  • La fertilité masculine est un sujet aussi important que la fertilité féminine.
  • L’âge est le facteur biologique le plus capital dans la chute de la fertilité.
  • La vitamine D, C, E, les oméga-3, le fer, le zinc, sélénium, le magnésium, sont des micronutriments essentiels pour booster sa fertilité.
  • Manger sain et équilibré est le moyen le plus simple de soutenir sa fertilité quel que soit l’âge et surtout après 35 ans.
  • Un apport régulier et varié en micronutriments 6 mois avant de tomber enceinte peut-être très positif.

L’horloge biologique… elle tourne !

L’âge est le facteur le plus important en termes de baisse de fertilité. La réserve d’ovules décline au fil du temps.

Nous les femmes, naissons avec une quantité d’ovule déterminée. La science parle de 300.000 ovules.

Le fait est que des centaines d’ovules sont libérées chaque cycle menstruel et seulement UNE d’entre elle cheminera vers la trompe de Fallope pour y être fécondée. Sans fécondation, elle est détruite.

Les autres inutilisables seront considérées comme des déchets.

Prenons le cas de Rita qui a eu ses premières règles à 12 ans. Aujourd’hui elle en a 36. Des ovules ont été libérés par centaine chaque mois depuis 24 ans… la réserve de 300.000 ovules se vide assez rapidement avec les années. Et pire, leur qualité se dégrade !

Il y a d’ailleurs une tendance préventive qui consiste à congeler leurs ovules afin de pallier ce désavantage naturel. L’idée étant de recourir à une FIV ou une PMA plus tard en cas d’infertilité primaire.

Les micronutriments essentiels au secours de la fertilité féminine (et masculine)

La micronutrition de manière concrète préserve la qualité des ovules et des cellules de reproduction, soutient la production des hormones, facilite l’implantation de l’embryon, et réduit les inflammations.

Les micronutriments sont les vitamines, les minéraux et les oligoéléments que notre corps, à quelques exceptions près, ne sait pas fabriquer.

Les micronutriments participent à toutes les réactions métaboliques élémentaires au niveau des activités cellulaires et dans le cerveau.

Une absence crée des carences silencieuses qui fragilisent les défenses immunitaires d’où la pâleur, l’anémie, l’hypotension, les troubles de la digestion, les crampes musculaires, les maux de tête, etc…


LES VITAMINES

La vitamine D ou l’hormone de la fertilité

Chez la femme, la vitamine D est essentielle à une bonne ovulation ainsi qu’à une nidation réussie.

Elle est nécessaire pour l’absorption du calcium et la préservation de la densité osseuse.

Une carence en vitamines D impacte l’équilibre hormonal et l’ovulation, augmente les risques de maladies auto-immunes et cardiovasculaires.

La complémentation est un moyen d’optimiser son apport en vitamine D, surtout pendant la période hivernale. En Afrique l’exposition régulière au soleil comble aisément les besoins en vitamine D.

Tu en trouveras dans : les œufs bio, les poissons gras, le foie du bœuf, le shiitake, du lait, et de petits bains de soleil…

La vitamine C protège les cellules de reproduction

La vitamine C est un puissant antioxydant. Elle protège les cellules reproductrices et le sperme des radicaux libres.

Elle est cruciale pour la nidation et le développement de la grossesse.

La vitamine C est indispensable à la synthèse du collagène. Celui-ci entretient l’élasticité et la souplesse de la peau, du col de l’utérus et des articulations en tout temps et surtout pendant une grossesse.

De plus, la vitamine C facilite l’absorption des aliments ferreux par l’organisme. Il est préférable de la consommer crue. La chaleur altère ses propriétés.

Tu en trouveras dans : la poudre de baobab, les oranges, les baies, les agrumes, les safous, le kiwi, le brocoli, le poivron, la mangue, le persil.

La vitamine E contre le vieillissement prématuré des cellules

La vitamine E permet de lutter contre les effets ravageurs des radicaux libres qui sont à l’origine du stress oxydatif. Il est responsable du vieillissement prématuré des cellules.

La vitamine E protège les ovules et participe à la maturation des ovules. Elle protège également les spermatozoïdes du stress oxydatif et améliore leur motilité.

Tu en trouveras dans : l’avocat, le safou, le sésame, le souchet, les noix, les germes de blé, le cresson.

« Qui dit fertilité, dit libido »

Le gorontula, la noix de Kola, le bitter cola, le kigélia, le vétiver, le poivre long, le maca, le gingseng sont autant de fruits et de plantes qui soutiennent la libido. Ils sont particulièrement prisés pour améliorer les fonctions reproductives chez la femme et chez l’homme. Toutefois, ils sont à consommer avec une grande modération.

LES MINERAUX

Le zinc, un précieux soutien hormonal

Il contribueà l’équilibre hormonal et améliore la qualité des ovules chez les femmes. Chez les hommes,le zinc aide à la fabrication de la testostérone, fortifie les spermatozoïdes et renforce leur mobilité.

Tu en trouveras dans les graines de cornille, la peau de bœuf, les lentilles, la volaille, les graines et les noix, les huitres, les escargots, le moringa.

Le sélénium contre le stress oxydatif

Le sélénium protège les ovules et les spermatozoïdes des métaux lourds et des radicaux libres. C’est un puissant antioxydant.

L’aliment végétal le plus riche en sélénium est la noix du Brésil. Une seule noix suffit pour couvrir un apport journalier.

Tu en trouveras dans : la noix du Brésil, le poisson, les crevettes, le jaune d’œuf, les baies de Goji.

Le magnésium, le soutien du cycle menstruel

On le connait beaucoup plus comme un régulateur du cortisol, l’hormone du stress. Il améliore la sensibilité à l’insuline, et prévient des inflammations chroniques.

Le magnésium normalise le taux d’œstrogènes contenu dans le foie qui, en quantité excessive entrave la production de la progestérone. Pas de progestérone, pas d’ovulation.

Tu en trouveras dans les arachides crues ou bouillies, le sarrasin, les flocons d’avoine, le millet, les flageolets, le riz brun, les pates semi-complètes, la spiruline, les dattes…

Le fer, le pilier de la santé féminine

Le fer est crucial pour la composition de l’hémoglobine, principal constituant des cellules rouges.

Nous les femmes avons plus besoin d’apport en fer à cause des menstruations. Une carence en fer perturbe l’ovulation.

Si un apport suffisant est crucial, un excès de fer peut également être dangereux pour la santé.

Par ailleurs, il est important de faire un bilan sanguin avant d’envisager de tomber enceinte. Lors de mes consultations, je fais toujours passer un bilan complet à mes patientes pour connaitre leurs besoins réels avant toute action au fond.

Tu en trouveras dans : la viande rouge bio, le moringa,les épinards, l’okok, les légumineuses, les feuilles de manioc, les graines de tournesol, les graines de courges, l’egusi.

En bonus : la supplémentation en DHA/EPA

90% de la population mondiale manque d’oméga-3 en raison d’une nourriture appauvrie par l’agriculture intensive et des sols pauvres.

Les aliments contenant de l’oméga-3 sont de très bons anti-inflammatoires.

En supplémentation, le DHA et l’EPA soutiennent la production équilibrée des hormones chez la femme tout en régulant le cycle ovulatoire et en protégeant l’endomètre de l’inflammation.

Chez les hommes, l’oméga-3 améliorent la qualité du sperme et des spermatozoïdes et accroissent leur mobilité.

Il est donc conseillé de soutenir le métabolisme en prenant des compléments alimentaires adaptés et d’excellente qualité.

Tu en trouveras dans les sardines, le thon, les noix, le sésame, le gari, les graines de basilic.

On retient que…

L’important est de bien manger, équilibré et varié. Tu n’as pas besoin d’aller chercher loin ni de dépenser plus. Les aliments de ton quotidien sont des mines de micronutriments.

N’hésites pas à demander l’avis et les conseils de ton médecin traitant.

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Sources 

  1. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25400333/
  2. https://stm.cairn.info/revue-environnement-risques-et-sante-2018-2-page-112?lang=fr
  3. https://www.nationalgeographic.fr/sciences/reproduction-grossesse-la-fertilite-des-femmes-baisse-t-elle-vraiment-a-partir-de-35-ans
  4. https://www.pileje.fr/revue-sante/role-specifique-omega-3-dha-epa

Tu as des questions ? Fais-les-moi savoir en commentaire. 😉

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